En résumé
- 🎬 Lucy
- 📺 TF1 à 21h10
- 🧬 Un film de science-fiction et d’action réalisé par Luc Besson, où Scarlett Johansson incarne une étudiante transformée en surhumaine après avoir absorbé une drogue expérimentale, explorant les limites de l’humanité et de la conscience.
Lucy de Luc Besson, Scarlett Johansson, Morgan Freeman, TF1 : difficile de trouver combinaison plus percutante pour une soirée télé tournée vers la science-fiction pop, l’action nerveuse et les délires métaphysiques. Ce soir, TF1 diffuse l’un des plus gros succès du cinéma français à l’étranger, un film qui a marqué la pop culture et relancé un débat vieux comme Internet : que se passerait-il si l’humain utilisait « 100 % de son cerveau » ?
Lucy de Luc Besson : un film-événement qui a bousculé le cinéma français
Sorti en 2014, Lucy n’est pas qu’un blockbuster de science-fiction. C’est un véritable tournant dans la carrière de Luc Besson, qui signe ici son plus grand succès mondial avec 459 millions de dollars de recettes. À l’époque, personne n’imaginait qu’un film français en anglais, porté par une héroïne quasi mutique et construit sur un mythe pseudo-scientifique, deviendrait un phénomène international. Et pourtant, Lucy a dépassé Taken et Le Cinquième Élément, asseyant Besson comme maître du film d’action-SF à l’européenne.
Revoir Lucy sur TF1, c’est redécouvrir un cinéma hybride : énergique, stylisé, parfois déroutant, souvent fascinant. Le récit suit une jeune étudiante piégée par la mafia coréenne à Taipei, transformée en mule humaine pour une drogue expérimentale bleutée, le CPH4. Lorsque le sachet se rompt, Lucy se métamorphose en figure post-humaine, capable de manipuler la matière, le temps, et finalement l’univers lui-même.
Cette montée en puissance, presque cosmique, reste l’un des paris narratifs les plus audacieux du cinéma populaire français. Et Scarlett Johansson, magnétique, y déploie un jeu minimaliste et glaçant, soutenue par Morgan Freeman dans son rôle habituel (mais toujours efficace) de professeur sage qui regarde l’humanité évoluer sous ses yeux.
Pourquoi Lucy fascine encore aujourd’hui
On peut aimer ou détester, mais Lucy a laissé un vrai impact culturel. Le mythe des « 10 % du cerveau », pourtant scientifiquement faux, a été remis au centre des conversations grâce au film, donnant lieu à des débats passionnés sur la vulgarisation scientifique et la SF accessible. Mais c’est justement cette approche pop de la science qui en fait un plaisir coupable pour certains et un ovni génial pour d’autres.
La progression de Lucy, guidée par un tableau imaginé par Besson pour Johansson (avec les pouvoirs attribués à chaque palier : 20 %, 40 %, 60 %…), donne au film sa structure quasi vidéoludique. Une montée de niveau permanente, irrésistible pour les fans de SF qui aiment voir un personnage franchir chaque limite de sa condition humaine.
Il faut aussi se rappeler que Lucy s’inscrit dans la tradition visuelle de Besson : décors stylisés, montage ultra nerveux, goût pour les confrontations frontales, et ambition esthétique qui rappellent parfois Le Cinquième Élément. Sauf qu’ici, le registre flirte davantage avec une science-fiction philosophique, presque new age, flirtant avec l’idée de transcendance totale.
Pour profiter au mieux de la diffusion de ce soir, quelques éléments méritent d’être savourés :
- Le face-à-face nerveux entre Scarlett Johansson et Choi Min-sik, star d’Old Boy.
- La transformation progressive de Lucy, entre scènes d’action pures et séquences presque métaphysiques sur le temps et la matière.
Et si le film s’offre quelques exagérations scientifiques, c’est aussi pour mieux revendiquer son identité : une sorte de manga live-action occidental, philosophique mais fun, où l’action et l’imaginaire prennent le dessus sur la rigueur académique.
Un tournage intense, une héroïne en danger réel
Le saviez-vous ? Scarlett Johansson a vécu quelques moments délicats sur le tournage, notamment à Taïwan où une cascade l’a réellement mise en danger lorsqu’elle a été traînée sur plusieurs mètres par un taxi en marche. Résultat : hématomes, frayeur, et arrivée d’une doublure pour les scènes les plus risquées. Pas étonnant que ce rôle ait marqué la comédienne, qui craignait même de « disparaître » dans ce personnage perdant son humanité au fil de l’histoire.
On apprend aussi qu’Angelina Jolie avait été imaginée pour le rôle avant Johansson. Une autre version du film aurait sans doute existé, peut-être plus proche d’un style à la Wanted, mais le choix final confère à Lucy une froideur et une précision presque mathématique qui collent parfaitement à son évolution.
Ce que Lucy a changé pour le cinéma français
Au-delà de ses choix esthétiques, Lucy reste un objet rare : un film français qui adopte les codes hollywoodiens tout en gardant une patte auteuriste. Il a ouvert la voie à un cinéma hexagonal plus ambitieux sur le terrain de la SF, même si peu de projets ont tenté de suivre la même direction depuis.
Ce soir, la diffusion sur TF1 offre l’occasion idéale de redécouvrir cette œuvre audacieuse, imparfaite, souvent fascinante, et surtout profondément marquée par la vision d’un cinéaste qui aime repousser les limites de l’entertainment. Lucy n’aura jamais de suite — Luc Besson l’a confirmé — mais son héritage, lui, continue de rayonner.
Que vous soyez fan de science-fiction, amateur de blockbusters français ou curieux de revoir Scarlett Johansson dans l’un de ses rôles les plus singuliers, vous tenez là le choix le plus explosif de votre soirée TV.
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